Taxi conventionné CPAM : remboursement, prix et conditions en 2026

Taxi conventionné CPAM : remboursement, prix et conditions en 2026

Taxi conventionné CPAM : remboursement, prix et conditions en 2026

Vous avez besoin d’un taxi pour un rendez-vous médical ? La CPAM rembourse 55 % des frais, voire 100 % dans certains cas. Mais attention : une franchise de 4 € par trajet s’applique. Voici comment éviter les mauvaises surprises.

Qu’est-ce qu’un taxi conventionné CPAM ?

Taxi conventionné CPAM avec vignette visible transportant un patient vers un hôpital

Un taxi conventionné CPAM est agréé par l’Assurance Maladie. Il transporte des patients vers des lieux de soins : hôpital, clinique, cabinet médical. Contrairement à un VTC, ses tarifs sont encadrés. Résultat ? Un remboursement partiel ou total selon votre situation.

Pour en bénéficier, trois conditions :

  • Avoir une prescription médicale (sauf urgence ou ALD).
  • Choisir un taxi conventionné (vérifiez la vignette CPAM sur le véhicule).
  • Présenter votre carte Vitale ou une attestation de droits.

Sans ces conditions, la CPAM ne remboursera pas votre trajet. Même avec un taxi conventionné.

Remboursement CPAM : 55 % ou 100 % ?

La CPAM rembourse 55 % des frais de transport. Mais dans certains cas, la prise en charge monte à 100 % :

  • Affection Longue Durée (ALD).
  • Grossesse à risque (à partir du 6ᵉ mois).
  • Accident du travail ou maladie professionnelle.
  • Urgence médicale (hospitalisation en urgence, par exemple).

Attention, une franchise de 4 € par trajet s’applique. Elle est plafonnée à 8 € par jour et 50 € par an. Ainsi, si vous cumulez plusieurs trajets, cette franchise peut vite atteindre son plafond.

Comment réserver un taxi conventionné CPAM ?

Facture de taxi conventionné CPAM accompagnée d'une ordonnance médicale pour remboursement

Plusieurs options s’offrent à vous pour réserver un taxi conventionné :

  • Votre médecin traitant peut vous orienter vers un taxi agréé.
  • Consultez l’annuaire des taxis conventionnés sur ameli.fr.
  • Utilisez des plateformes comme TaxiProxi ou Click&Care pour réserver en ligne.

Vérifiez toujours que le taxi affiche la vignette CPAM. Sans elle, le remboursement ne sera pas possible.

Taxi conventionné vs VTC : quelle différence ?

Les VTC (Uber, Bolt) ne sont pas agréés par la CPAM. Impossible donc d’obtenir un remboursement pour un trajet en VTC. Même avec une prescription médicale. Pour tout savoir sur les différences, consultez notre guide dédié.

Que faire en cas de refus de remboursement ?

Si votre taxi refuse votre carte Vitale, exigez une facture détaillée. Elle doit mentionner le numéro de convention du taxi. Vous pourrez ensuite la transmettre à votre CPAM. En cas de refus persistant, signalez-le via votre compte ameli.fr.

Combien de temps pour être remboursé ?

Dans la majorité des cas, le taxi conventionné pratique le tiers payant : il facture directement la part prise en charge à votre CPAM, et vous ne réglez que le reste à charge (la franchise de 4 € et, le cas échéant, la part non remboursée). Vous n’avez alors aucune démarche à effectuer.

Si le tiers payant n’est pas appliqué, vous devez avancer l’intégralité de la course, puis envoyer la facture et la prescription médicale à votre CPAM. Le remboursement intervient généralement sous 2 à 3 semaines après réception du dossier complet, par virement sur le compte bancaire enregistré sur votre espace ameli.

Cas particulier : les trajets réguliers pour un traitement longue durée

Pour un traitement nécessitant des trajets répétés (dialyse plusieurs fois par semaine, séances de radiothérapie), la prescription peut couvrir plusieurs mois de transport en une seule fois, évitant de renouveler la démarche à chaque rendez-vous. Le médecin précise alors la fréquence et la durée totale du traitement sur le bon de transport.

Dans ce cas de figure, l’Affection Longue Durée permet généralement une prise en charge à 100 %, sans la franchise de 4 € qui reste due uniquement en dessous du plafond annuel de 50 €. Vérifiez ce point directement avec votre CPAM, car les règles d’exonération varient selon la nature exacte de l’ALD reconnue.

La prescription médicale de transport : un document indispensable

Le remboursement d’un trajet en taxi conventionné passe presque toujours par un bon de transport (aussi appelé prescription médicale de transport, ou PMT). C’est votre médecin qui le remplit, en cochant le mode de transport adapté à votre état de santé. Ce document précise le motif médical, la fréquence des trajets si le traitement est récurrent (dialyse, chimiothérapie, kinésithérapie), et la durée de validité de la prescription.

Sans ce bon, même un taxi conventionné ne pourra pas facturer le trajet à l’Assurance Maladie : vous devrez avancer les frais et risquez un refus de remboursement a posteriori. Conservez toujours un exemplaire du bon signé, y compris pour les trajets réguliers liés à une Affection Longue Durée.

Taxi, VSL ou ambulance : quel transport pour quel besoin ?

Le médecin prescripteur choisit le mode de transport en fonction de votre autonomie et de votre état de santé, pas selon vos préférences :

  • Le taxi conventionné convient aux patients autonomes qui peuvent marcher et s’installer seuls dans le véhicule.
  • Le VSL (véhicule sanitaire léger) s’adresse aux patients dont l’état nécessite une aide pour se déplacer, sans surveillance médicale particulière durant le trajet.
  • L’ambulance est réservée aux transports nécessitant une surveillance ou des soins pendant le trajet, ou un transport en position allongée.

Les tarifs des taxis conventionnés sont encadrés par une convention nationale signée avec les autorités de santé, qui fixe une prise en charge kilométrique et une prise en charge fixe par trajet, variables selon le département. Ces tarifs sont généralement supérieurs à ceux d’une course de taxi classique, pour compenser les contraintes liées au transport de patients (attente pendant les rendez-vous, horaires parfois décalés).